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Ce que je pensais être pour le mieux — Le témoignage de Desmond

Je suis une lesbienne butch de 25 ans. Je me suis identifiée ouvertement comme un homme trans pendant 6 ans, dont 3 durant lesquels j’ai transitionné médicalement. Je souffre de dépression, de PTSD*, de dysphorie et de trouble de la personnalité borderline, ce qui a nourri mon désir de transition.

J’ai été abusée et violée par ma première copine après m’être acceptée en tant que lesbienne. J’ai été confrontée à de l’homophobie de la part de ma famille quand j’étais plus jeune. J'ai également été victime de harcèlement sexuel de la part d'hommes. Ça a eu pour conséquence d'intensifier ma dysphorie et je ne pouvais pas supporter l’abus et l’homophobie dont j’avais été victime. J'ai donc trouvé un moyen de gérer cela le mieux que je pouvais.

J'ai trouvé la communauté trans comme exutoire. Ça n'a pas pris longtemps pour que je m’y immerge et que j’y trouve un moyen d’échapper à tout. Après tout ce qui s’était passé, je ne voulais plus être une femme ou une lesbienne, je voulais échapper à ces termes et devenir une nouvelle personne.

Quand je suis allée voir un médecin et des psys, cela ne m’a pris qu’un rendez-vous pour obtenir leur approbation et j’ai commencé les hormones à peine plus tard dans le mois. Je pensais que tout irait pour le mieux, jusqu’à ce que je réalise que les hormones ne me rendaient pas plus heureuse. Les hormones m’ont amenée à subir une hystérectomie. Elles m’ont causé une hypertension artérielle. Cela m'a fait plus de mal que de bien.

Je me concentrais énormément sur le fait d'obtenir un « passing » masculin, et cela créait beaucoup de stress. Ce n’était plus pour moi que je faisais tout ça. J’essayais par-dessus tout de prouver aux autres que j’étais un homme. Je me suis rendu compte que je ne pourrais jamais être un homme biologique et que je ne pouvais plus continuer de m’enfuir. C’était fini de prendre la fuite.

J’ai arrêté mon traitement hormonal et je suis repassée aux œstrogènes. Après un an de réflexion, je me suis finalement décidée à détransitionner. Maintenant, je me réapproprie l’identité lesbienne butch et je m’épanouis en devenant la femme lesbienne que j’ai toujours été.

*trouble de stress post-traumatique


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